Le mémoire de Maitrise de Psychologie de l'environnement concernant les ODEURS et LE SITE DE VERT LE GRAND est en ligne.
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Biodiversité. La culture intensive bouleverse paysages et espèces.
Le blé ne fait pas le bonheur des oiseaux
jeudi 16 juin 2005 (Liberation - 06:00)
Les immenses champs de blé qui ondulent sous le vent seraient-ils sous leurs airs inoffensifs de redoutables extincteurs d'espèces ? Les insectes y sont malvenus, et en conséquence, certains oiseaux n'ont plus rien à se mettre dans le bec. La culture céréalière intensive n'a pas seulement remodelé le paysage, elle modifie la biodiversité. En Poitou-Charentes, près de Niort, une expérience originale est menée entre chercheurs et agriculteurs pour reconquérir certaines espèces. La moitié des espèces d'oiseaux qui vivent sur des terres cultivées sont menacées. Le nombre de perdrix grises a diminué de 80 % en Europe, tandis que la grande outarde a complètement disparu de France au début du XXe siècle.
Depuis la mise en place de la Politique agricole commune (PAC) en 1962, le nombre d'agriculteurs diminue, les parcelles de plus en plus grandes sont huit fois moins nombreuses qu'il y a trente ans, les prairies ont presque disparu (moins 30 % entre 1973 et 2004). Et, avec elles, les insectes dont se nourrissent les oiseaux. Pourtant, aucun effort de conservation n'a été entrepris et on commence tout juste à étudier les conséquences environnementales de ces bouleversements.
Oiseau emblématique de ces espaces, l'outarde canepetière, Tetrax tetrax, dont le nombre a diminué de 90 % depuis 1960. Plus grosse espèce d'oiseau de plaine (un kilo), on la trouvait partout dans les pays entre l'Ukraine et la France notamment en région parisienne. Selon Vincent Bretagnolle, chercheur au CNRS, qui travaille au centre d'études biologiques de Chizé (lire ci-contre), les oisillons ne survivent pas car leur nourriture a disparu : les criquets (ils en mangent 200 par jour) voient à leur tour leurs oeufs détruits par le labour.
Campagnols. Même mésaventure pour le busard cendré dont la population est en déclin dans toute la France depuis quinze ans. Il niche dans les blés mais 70 % des nids sont détruits par les moissons ; il se nourrit de campagnols, dont le nombre est également en régression. Depuis vingt ans, un réseau de 800 bénévoles préserve ses nids chaque année «mais nous en sommes toujours au même point et à court de propositions pour le protéger», souligne Vincent Bretagnolle, qui a démarré en 1993 un programme concernant 400 km2 carrés en Poitou-Charentes. «En 1952, 70 % de la superficie agricole est occupée par des prairies et surtout de la luzerne. Aujourd'hui, nous n'avons plus que 2 % en luzerne et 8 % en prairie. Or les prairies contribuent au maintien d'une faune et d'une flore sauvages. De plus, paradoxe dans cette région qui possède un des plus grands cheptels de chèvres de France, il faut faire venir la luzerne déshydratée de l'est du pays ou de Hollande pour les nourrir.»
Fauche. Partant de ces observations, l'équipe de Chizé a créé une zone atelier (1) pour travailler sur un changement profond des modes agricoles. Les chercheurs ont rencontré les agriculteurs à qui ils proposent de remettre de la luzerne, de décaler la fauche ou de ne pas employer d'insecticide ou d'herbicide sur les zones en jachère. Ceux-ci obtiennent des compensations financières en cas de manque à gagner. «C'est efficace, raconte Vincent Bretagnolle, les outardes reviennent depuis 2003. Le plus difficile est le travail d'animation pour obtenir une relation de confiance avec les agriculteurs. Une fois cette confiance obtenue, beaucoup sont prêts à accepter des changements. Nous en sommes à un stade expérimental. On sait qu'avec 10 % de prairies à intervalle régulier, on peut maintenir la biodiversité en système céréalier. Nous voulons prouver que notre système marche.» Si le succès se confirme, la suite relève des politiques publiques.
(1) Avec l'Inra, des ONG comme la LPO, des collectivités locales et les chambres d'agriculture
L'incinérateur de Gien plombe le bilan annuel des incinérateurs de tout le territoire
lire :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1153.php4
INCINERATEURS : EN FINIR !
LU DANS COURRIER INTERNATIONNAL 2 juin 2005
CHINE - Des oiseaux migrateurs touchés par la grippe aviaire
Les autorités chinoises, qui ont annoncé la mise au point d'un vaccin contre la grippe aviaire, ont entrepris depuis quelques semaines une vaste campagne de vaccination des basses-cours du pays.
Selon les responsables, l'épidémie serait sous contrôle.
Au début du mois de mai, cependant, ils ont dû faire face à un événement imprévu : "178 oies sauvages ont été retrouvées mortes dans une réserve naturelle de l'ouest du pays. Elles étaient porteuses du virus. Ces oiseaux migrateurs, en provenance d'Inde, venaient d'achever leur traversée de l'Himalaya", révèle le New Scientist, qui annonce également la mort de 340 goélands et cormorans dans la même réserve.
Pour l'hebdomadaire britannique, il ne fait aucun doute que, malgré les campagnes de vaccination et les minimisations officielles, le virus est très présent en Chine. "Nous ne sommes sûrs de rien tant que nous n'aurons pas étudié la séquence génétique du virus présent chez ces animaux, mais il est fort probable qu'il provient des basses-cours", estime Albert Osterhaus, un spécialiste de la maladie à l'université de Rotterdam.
"Au siècle dernier, nous avons connu trois pandémies majeures. Il n'y a aucune raison que le XXIe siècle n'en connaisse pas au moins une", avance le magazine Nature, qui consacre son dernier numéro à l'état de la recherche sur la grippe aviaire et les risques encourus par l'homme. L'hebdomadaire britannique, qui ne croit pas à l'efficacité du vaccin chinois, estime qu'un grand retard a été pris en ce domaine par les chercheurs occidentaux : "Si l'épidémie se déclarait dans les deux ans qui viennent, les conséquences en seraient dramatiques ; on compterait probablement des millions de morts de par le monde."

La dame du lac

L’artiste C.E Samworth vivait en Louisiane. Elle était lectrice de longue date de L’état de la planète et s’intéressait aux efforts du Corps d’ingénieurs de l’armée afin de contrôler les inondations.
Elle réfléchissait au triste destin du delta du fleuve Mississippi. Elle croyait que le monde naturel a un message important – si seulement les gens pouvaient être convaincus… d’écouter.
LE SAVIEZ-VOUS ?
1 tonne de papier recyclé
économise :
17 arbres
20 000 litres d'eau
1000 litres de pétrole
et 3 m3 de décharge
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LE CHIFFRE
1 300 000 t
C'est la quantité supplémentaire de CO2 qui serait émise annuellement si l'allumage des phares était rendu obligatoire de jour à cause de la surconsommation (0,15 l/100km pour 1 voiture à essence & 0,17l/100km pour 1 diésel) - source Valeo/Ademe
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