Chaque année, les Franciliens produisent 5 millions de tonnes de déchets. La région Ile-de-France incinère ainsi, par le biais de ses 19 usines d’incinération des ordures ménagères (UIOM), quelque 3,8 millions de tonnes (66%) de déchets ménagers et assimilés.
La question de l’impact de l’incinération sur la santé des riverains est loin d’être anodine, compte tenu de l’importance du parc des incinérateurs, de l’âge de nombre d’entre eux et de leur localisation à proximité de zones densément peuplées. Une étude de l’Observatoire régional de la santé en Ile-de-France (ORS) et de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Ile-de-France (Iaurif), publiée le 1er mars, révèle que l'incinération des déchets ménagers reste la première source d'émissions de dioxines dans la région, malgré une forte diminution depuis 1990. Grâce aux efforts fournis ces dernières années pour mettre aux normes les installations d’incinération, seuls 3 incinérateurs franciliens (Massy, Sarcelles et Issy-les- Moulineaux) ne respectaient pas au 28 décembre la norme de 0,1 nanogramme de dioxine par mètre cube (m3). Les deux premiers sont fermés et réouvriront au cours du premier trimestre, une fois les travaux de mise en conformité achevés. Quant à l'usine d'Issy, qui devait continuer de fonctionner cet hiver pour assurer la continuité du chauffage urbain (cogénération), elle à été fermée plus tôt que prévu le 23 février. Lorsque la totalité des incinérateurs sera aux normes, le flux annuel de dioxines en Ile-de-France issu de l'incinération des déchets ne devrait pas excéder 2 à 3 g/an. Aujourd’hui, l’enjeu principal en termes de qualité environnementale et d’impact sanitaire liés aux dioxines provient donc des autres sources (industrie, brûlage de câbles, combustions diverses…). RAPPEL : LIRE ET SIGNER :
Concernant le reste de la pollution atmosphérique, l’étude montre qu’à l’exception du mercure et du cadmium, «les émissions sont insignifiantes pour les métaux pris dans leur totalité, de même que pour les émissions gazeuses et particulaires».
Malgré tout, nombreuses sont les études qui prouvent l’impact de l’incinération sur la santé en termes de reproduction, de développement, de multiplication des cancers ou de maladies respiratoires. Le problème est d’autant plus sérieux en Ile-de-France que plus de 6 millions de Franciliens, soit 56% de la population, résident dans l’environnement proche d’un incinérateur. C’est pourquoi l’ORS et l’Iaurif recommandent, d’une part de «limiter l'augmentation des volumes incinérés, notamment en accélérant la mise en oeuvre de politiques de réduction des déchets», et d’autre part, d’«achever la modernisation des incinérateurs franciliens et d’instaurer, sur chaque installation, un contrôle en continu» dont les résultats seraient rendus publics.
(1) source: Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa)
POUR UN AVENIR SANS INCINERATEUR
http://www.cap21.net/infos.php?page=appel_incinerateurs.txt
APPEL DE VERT LE GRAND :
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La dame du lac

L’artiste C.E Samworth vivait en Louisiane. Elle était lectrice de longue date de L’état de la planète et s’intéressait aux efforts du Corps d’ingénieurs de l’armée afin de contrôler les inondations.
Elle réfléchissait au triste destin du delta du fleuve Mississippi. Elle croyait que le monde naturel a un message important – si seulement les gens pouvaient être convaincus… d’écouter.
LE SAVIEZ-VOUS ?
1 tonne de papier recyclé
économise :
17 arbres
20 000 litres d'eau
1000 litres de pétrole
et 3 m3 de décharge
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LE CHIFFRE
1 300 000 t
C'est la quantité supplémentaire de CO2 qui serait émise annuellement si l'allumage des phares était rendu obligatoire de jour à cause de la surconsommation (0,15 l/100km pour 1 voiture à essence & 0,17l/100km pour 1 diésel) - source Valeo/Ademe
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